Avec : Sandra Hüller Hanns Zischler August Diehl
Pays :
Genres : Historique
Durée :
Date de sortie :
Synopsis :
Critique Presse
« Fatherland » creuse les ombres de l’histoire européenne, sur les pas de Thomas Mann
Le Polonais Pawel Pawlikowski est sans doute l’un des derniers maîtres du noir et blanc en activité. Il le prouve une nouvelle fois avec Fatherland, son dernier long-métrage en date, qui boucle un triptyque consacré au théâtre d’ombres de l’histoire européenne. D’où cette palette virtuose qui vise moins l’effet vintage qu’à creuser la texture de l’histoire elle-même, la matière d’un passé qui nous regarde encore aujourd’hui.[…]
Magie du noir et blanc
Tout sauf monumental, le film tire sa beauté, au contraire, de sa concision. Les scènes s’assemblent comme des instantanés, en pointillé. La tournée officielle du grand écrivain est partout trouée d’interstices, de moments suspendus, de désespoir et de solitude. Et même d’un certain humour.
Mathieu Macheret, in Le Monde, le 14 mai 2026.
Pawel Pawlikowski gravit avec adresse la montagne Thomas Mann
Fatherland est sans tapage, sans couleurs, d’un noir et blanc funèbre. Il fait une heure dix-huit minutes. Un court métrage presque. Cinglant comme une gifle. Pur comme une célébration céleste.[…]
S’en prendre ainsi à Thomas Mann, figure tutélaire d’un idéalisme éclairé, conscience de l’Europe, n’est pas rien. Pas d’attaque en règle ici néanmoins, mais plutôt une fine réflexion sur ce lien entre père et patrie, ce qu’ils laissent en héritage, de bien et de mal. Cette « petite » histoire familiale dans la grande concentre ici mine de rien plusieurs motifs passionnants sur le rôle de l’art face au mal, sur la place de la culture dans une société, sur l’esthétique indissociable du politique.[…]
Fatherland possède ainsi une puissance symbolique indéniable, implosive, jamais spectaculaire. Tout est retenu, contenu, avec un sens du cadre et de l’encadrement (officiel) particulièrement affûté
Jacques Morice, in Télérama, le 14 mai 2026
Le mot CinÉduc :
Le périple de Thomas Mann et sa fille dans l’Allemagne en ruines de l’après-guerre dresse le portrait subtil d’un écrivain et d’un père, sublimé par un noir et blanc sobre mais saisissant. C’est aussi la démonstration implacable d’une tentative de récupération idéologique d’une figure majeure de la culture allemande.
