Anatomie d’une chute (2023)

Réalisé par Justine Triet

Synopsis:
Alors qu'une femme est suspectée du meurtre de son mari, son fils aveugle est placé face à un dilemme moral en tant qu'unique témoin.

Critique Presse:

« Anatomie d’une chute », Justine Triet un cran au-dessus

 Pour son quatrième long métrage, la réalisatrice excelle avec un scénario diabolique sur la dissolution du couple. Un film ambitieux pour du grand cinéma. […]  Bataille d’ego, désir, frustration, jalousie sont au cœur du film. Faire perdurer le couple n’est pas chose aisée, il faut que chacun y trouve sa place, son équilibre, son indépendance. C’est une construction fragile. Arthur Harari et Justine Triet, couple à la ville, le savent pertinemment. C’est ensemble qu’ils ont écrit ce scénario diabolique, manière qu’on imagine volontiers joyeuse pour eux d’évacuer le pire. La sagacité de ce scénario est d’aborder la faillite du couple à travers plusieurs angles – psychologique, politique, sexuel et finalement judiciaire. Pari fou, pleinement gagné.  […] Voilà du cinéma qui veille […] à toujours élever ses personnages vers le haut, quels que soient leur égoïsme, leur ingratitude ou leur cruauté. Tout le contraire d’une chute.

Jacques Morice, in Télérama, le 21 Mai 2023

 

« Anatomie d’une chute » – Justine Triet – Critique

 Formidable portrait d’une écrivaine que tout accuse de la mort de son mari, Anatomie d’une chute n’est surtout pas un banal film de procès mais le déroulement magnifique d’une page de littérature à la Stefan Sweig. L’un des chocs cinématographiques de cette 76e édition cannoise. […] Anatomie d’une chute déroule ainsi une multiplicité de personnages à l’intérieur de celui de Sandra. La comédienne passe en effet par des multiples émotions, des postures plurielles qui la rendent à chaque fois plus impénétrable et complexe.

Laurent Cambon, in Avoir à lire, le 23 Mai 2023

 

Totémic à Cannes avec Justine Triet pour son film « Anatomie d’une chute »

 Dans le film de Justine Triet, un des personnages enregistre son quotidien en douce avec son téléphone. La réalisatrice fait elle-même la même chose. Elle a une sensibilité particulière aux sons : « Ça me passionne, mais là, c’est poussé beaucoup plus loin. Le son est quasiment un personnage du film. Et cela a changé ma façon de faire des images. J’ai, par exemple, toujours été intéressée par le hors champ, mais encore plus dans ce film. Je trouve intéressant le manque d’image. Et le son apporte des éléments émotionnellement très forts. »

Podcast Totémic, in France Inter, le 23 Mai 2023


Le mot CinÉduc:

Dans ce film, Sandra Hüller est remarquable par la richesse et la justesse de son interprétation. Non sans ambiguïtés, elle campe un personnage à la fois intrigant et touchant confronté à un système judiciaire impitoyable. On assiste à la dissection d’une affaire judiciaire, d’un procès et d’un couple. L’univers sonore et l’univers visuel créés plongent les spectateurs dans un malaise et un doute permanents qui les tiennent en haleine.

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