Laurent dans le vent (2025)

Réalisé par Anton Balekdjian, Léo Couture, Mattéo Eustachon

Synopsis:
À 29 ans, Laurent cherche un sens à sa vie. Sans travail ni logement, il atterrit dans une station de ski déserte hors-saison et s’immisce dans la vie des rares habitant·es qu’il rencontre. Quand les touristes arrivent avec l’hiver, Laurent ne peut plus repartir.

 

Critique Presse:

Laurent dans le Vent d’Anton Balekdjian, Léo Couture et Matteo Eustachon

Ce n’est pas seulement Laurent qui se prête au hasard, mais la station, la ville de vacances, les champs des bergers, tout ce territoire que Balekdjian, Couture et Eustachon filment ici. Touristique, codifié par les saisons, les commerces et les loisirs, le lieu accepte néanmoins dans ses flancs la différence entre les êtres, un vagabondage de l’âme qui l’emplissent d’une vie insondable : celle de la fiction. Accueillant cette galerie de personnages mystérieux et émouvants, les paysages de Laurent dans le vent symbolisent tout ce qu’un festival comme celui de Cannes, autoproclamé vertueux, ne peut qu’écraser sous le poids de ses apparences. On reviendra, à Laurent, car c’est tout simplement l’un des films les plus importants vus ici jusqu’à présent. Son premier plan, parachutage dément du récit, est entré dans notre mémoire pour l’emporter dans son envol.

Fernando Ganzo, in Les cahiers du Cinéma, le 16 mai 2025.


Cannes 2025 : «Laurent dans le vent», à ski mieux mieux

Déambulation d’un jeune paumé qui en croise d’autres dans une station de sports d’hiver, le film très réussi du trio Anton ­Balekdjian, Léo Couture et Mattéo Eustachon trouve le parfait équilibre entre drôlerie et dépression.

Didier Péron, in Les cahiers du Cinéma, le 16 mai 2025.


On en pince pour le formidable “Laurent dans le vent”, avec Béatrice Dalle

À mesure que Laurent et le long métrage inventent leur propre rapport au monde, à l’abri des conventions de genre et des normes sociales, ils s’épanouissent. On pense au cinéma d’Alain Guiraudie, par moments. Mais on sent surtout que ce trio est habité par un souffle qui lui est propre et qui prend de l’ampleur de film en film. Vivement la suite!

Bruno Deruisseau, in Les Inrocks, le 16 mai 2025.


Le mot du co-réalisateur Ayman El-Amir (interview) :

Les voir jouer et interagir avec le public nous a marqués. Leur travail procède d’une urgence vitale. Il fait bouger les choses, même si les réactions des spectateurs ne sont pas toujours gentilles : il y a parfois des insultes, des attaques. (…) Il y a une tradition théâtrale dans l’Église copte : des pièces religieuses sont régulièrement données, notamment dans le cadre du catéchisme. Certaines des filles ont découvert le théâtre par ce biais, même si elles ont très vite voulu exprimer des choses personnelles et jouer pour tout le monde.

Marie Bélœil, in Courrier international, le 23 mai 2024.


Le mot CinÉduc :

On suit les errances de Laurent avec humour et tendresse dans ce film décalé. Laurent va où le vent le mène, rencontre des personnages hauts en couleur et revient doucement à la joie de vivre. On s’attache à ce personnage drôle et touchant et un peu perdu comme tant d’autres de sa génération.

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