Avec: Marcelino António Ingira, Binete Undonque, Marta Dabo, Abubacar Banor, Helena Sanca, Oksana Isabel, Paulo Intchama, Mario Paulo Mendes
Pays:
Genres: Drame
Durée:
Date de sortie:
Synopsis:
Critique Presse :
NOME de Sana Na N’Hada
Selon une certaine tradition du cinéma africain, les temporalités et les différentes strates de la réalité se croisent et se séparent dans un conte qui mobilise d’abord les sens et les rêves. Certains plans sur la jungle immobile sont étourdissants. Entrecoupée d’images d’archives parfois très sombres, le film laisse également la place à la joie et au combat optimiste des guérilleros. La « menace d’une grande douleur » qui plane au-dessus de leurs têtes assure le suspens. Un peu plus précipité dans sa dernière partie, symbolique du capharnaüm et du désenchantement qui ont accompagné certaines indépendances africaines, cette chronique de la révolution bissau-guinéenne n’en reste pas moins une vraie réussite et en dit beaucoup sur une nation dont nous n’entendons pas parler tous les jours.
Lucas Aubry, in SOFILM, le 24 mai 2023
Nome : l’indépendance de la Guinée
La puissance du film nous saisit dès le début, avec le cercueil d’un père, veillé de près par son enfant, des vautours planants au-dessus. La symbolique spirituelle évoque le lien sacré entre les défunts et les vivants, aussi la naissance d’une mentalité guerrière bien déterminée à œuvrer pour le service de la nation, et accéder à la victoire. Construit au cœur d’une luxuriante nature, le village se retrouve ainsi au centre d’un cheminement révolutionnaire, le départ d’une aventure pour ce Nome, quittant les siens pour une autre destinée.
Sylvain Jaufry, in Movierama, le 22 mai 2023
Festival de Cannes, jour 6 : trois guerres qu’on croirait lointaines
Film de guerre, film d’archives, film fantastique, Nome suit plusieurs récits simultanés, autour de personnages qui se croisent ou pas, et qui, ensemble, composent un portrait de cette époque. Il évoque aussi les suites de la victoire, les dérives et les renoncements, avec un alliage de réalisme et de fable, illuminé des splendeurs de ses images, celles d’aujourd’hui comme celles de jadis, et de l’intensité des émotions qui portent le vieux lutteur qui les assemble.
Jean-Michel Frodon, in Slate, le 22 mai 2023
