Avec: Nadia Melliti, Park Ji-Min, Amina Ben Mohamed, Rita Benmannana, Melissa Guers, Razzak Ridha, Louis Memmi, Anouar Kardellas
Pays:
Genres: Drame
Durée:
Date de sortie:
Synopsis:
Critique Presse:
La Petite dernière : coup de foudre pour le nouveau Hafsia Herzi
Un geste de cinéma d’une grande maîtrise et d’une grande pureté, prolongeant en montant encore de plusieurs crans ce qui a fait le sel de ses films précédents. Sa mise en scène vibrante qui magnifie les visages, les regards et les corps. Sa virtuosité dans l’art des dialogues. Sa capacité à distiller un humour irrésistible au sein des échanges les plus tendus, pour leur donner relief, naturel et profondeur. Sa maestria à orchestrer des scènes chorales agitées ou dansées que les moments intimes de découverte de la chair et de la passion amoureuse.
Thierry Cheze, in Première, le 17/05/2025
Cannes 2025 : « La petite dernière », l’émancipation selon Hafsia Herzi
Dans son nouveau film en tant que cinéaste, la talentueuse comédienne dresse le portrait sensible d’une jeune fille de banlieue en proie à des désirs contradictoires. Une réussite.
« Le cinéma français donne d’excellentes raisons de s’enthousiasmer en ce début de compétition et propose des fictions qui regardent droit dans les yeux[…], Hafsia Herzi raconte […] une histoire scrupuleusement inscrite dans le contexte d’aujourd’hui avec « La petite dernière », libre adaptation du roman éponyme de Fatima Daas.
Fatima, 17 ans et d’origine algérienne, vit dans la banlieue parisienne avec ses deux sœurs aînées, sa mère aimante et un père qui, la plupart du temps relégué dans la profondeur de champ, prête une oreille distraite aux éclats de rire et aux engueulades de ses filles. Murée dans son silence, d’un tempérament solitaire même quand elle côtoie ses contemporains, la jeune héroïne multiplie les paradoxes. »
Olivier De Bruyn, in Les Echos, 17/05/2025
Le mot de la réalisatrice Hafsia Herzi
“J’étais très émue, parce que c’est un moment que j’appréhendais, dès que j’ai appris la sélection du film. J’espérais que le film soit bien reçu, et hier, c’était incroyable”.
Quid de l’histoire ? “Je me suis dit que je n’avais jamais vu ce personnage-là au cinéma. Je connais ce personnage dans la vie, je l’ai connu, je sais qu’il existe et j’avais envie de le filmer, de le mettre en scène justement pour que toutes les personnes qui passent par là, qui vivent ça puissent s’identifier”, détaille Hafsia Herzi. “Et j’ai été attrapée par le personnage, même si ce n’est pas une histoire autobiographique, il m’a bouleversée du début à la fin. Cette histoire est universelle, c’est un film qui est plus sur les préjugés que sur la religion, au fond.”
Interview relevée par France Inter, le 17/05/2025
Le mot CinÉduc :
Nous avons été émus par ce long-métrage d’Hafsia Herzi et conquis par la performance de Nadia Melliti pour son premier film. Elle incarne avec force, justesse, retenue un personnage complexe, écartelé entre traditions familiales, injonctions religieuses et son désir d’émancipation. L’œil de la réalisatrice a su subtilement capturer le tiraillement intérieur du personnage grâce à un travail photographique délicat sur l’ombre et la lumière, le mouvement et l’enfermement.
