Avec: Fatima Hassouna, Sepideh Farsi
Pays:
Genres: Documentaire, Drame, Guerre
Durée:
Date de sortie:
Synopsis:
Critique Presse:
Cannes 2025 : à la projection de “Put Your Hand on Your Soul and Walk”, une déflagration émotionnelle.
La photoreporter gazaouie Fatma Hassona est morte il y a un mois sous les bombes israéliennes. Sepideh Farsi l’a filmée, lumineuse, dans un documentaire vibrant et radical, dont la projection à Cannes ce jeudi nous a laissé le cœur en ruine. Ce sacré sourire. Très vite, on ne voit plus que lui, doux ou bravache selon qu’il s’agit d’évoquer ses rêves (…) ou de raconter la souffrance, les bombes qui tombent, les voisins qui meurent, le ventre vide.
Par Mathilde Blottière, in Télérama, le 16 mai 2025.
Put Your Soul on Your Hand and Walk: La tête pleine de murmures.
Le mot de la réalisatrice Sepideh Farsi.
Pour réaliser son documentaire, Sepideh Farsi a dialogué chaque semaine à distance avec Fatma Hassouna. Elle décrit « cette énergie, cette générosité, la force de vivre, cette joie de vivre malgré les conditions effroyables dans lesquelles elle vivait, comme tous les Gazaouis ». Fatma Hassouna avait « un désir fort de découvrir, de voyager, d’échanger, de partager, d’apprendre« , poursuit Sepideh Farsi. « Moi, je suis enfermée à l’extérieur de mon pays [elle a fui l’Iran quand elle avait 18 ans], elle, elle était enfermée à l’intérieur. » La réalisatrice iranienne décrit aussi une photojournaliste d’exception : « Elle avait un sens du cadre incroyable, une simplicité énorme et un regard très méticuleux. Un regard pas trafiqué, signe d’un grand photographe. »
Sonia Devillers in France Inter, le 15 mai 2025.
Le mot CinÉduc :
Un documentaire brut et nécessaire qui témoigne de la réalité vécue par les gazaouis aujourd’hui. Le vécu de la jeune Fatma offre à la réalisatrice iranienne, Sepideh Farsi, le miroir de sa propre expérience. A travers les photographies de la jeune fille, on appréhende au plus près l’horreur de la guerre et ses échanges téléphoniques avec la réalisatrice nous dévoilent une personnalité lumineuse malgré son destin funeste.

Allez voir ce film documentaire ! parce que Fatem y est si belle, montrant un sourire radieux, parce qu’elle avait un regard de photographe très prometteur, parce que la réalisatrice a fait un vrai travail sur la forme documentaire, très réussi. Les choses sont dites mais le pire n’est pas forcément montré, parce que c’est l’espoir qui prédomine, l’espoir de Fatem, l’espoir de Sepideh Farsi la réalisatrice, l’espoir du peuple Gazoui et l’espoir des les minorités dans le monde. Fatem citait Frank Darabont dans Les Évadés : « L’espoir c’est dangereux. L’espoir peut rendre un homme fou. » Bien sûr que c’est un film qui prend aux tripes (j’ai versé mes 1ères larmes dès le 1er quart d’heure), mais il faut pleurer parfois, il faut pleurer face aux atrocités, il ne faut pas rester indifférent. « Reconnexion »