Vingt Dieux (2024)

Réalisé par Louise Courvoisier

Avec: Clément Faveau, Luna Garret, Mathis Bernard, Dimitri Baudry, Maïwene Barthelemy

Pays:  France

Genres: Drame, Comédie

Durée: 1 h 30 min

Date de sortie: 11 décembre 2024

Synopsis:
Totone, 18 ans, passe le plus clair de son temps à boire des bières et écumer les bals du Jura avec sa bande de potes. Mais la réalité le rattrape : il doit s’occuper de sa petite sœur de 7 ans et trouver un moyen de gagner sa vie. Il se met alors en tête de fabriquer le meilleur comté de la région, celui avec lequel il remporterait la médaille d'or du concours agricole et 30 000 euros.

 

Critique Presse :

Vingt dieux, le « comté de fées » d’une Ken Loach jurassienne

La Ken Loach du Jura est née : elle se nomme Louise Courvoisier, a grandi à Cressia, dans la Petite Montagne du Jura, entourée de sa fratrie et de ses parents musiciens, reconvertis dans l’agriculture. En 2019, la jeune réalisatrice remportait à Cannes le prix de la Cinéfondation pour son court-métrage, Mano a mano. Une bonne partie de sa famille a mis la main à la pâte (décor, musique…) de son premier long, Vingt dieux, cette fois-ci en lice pour la Caméra d’or et présenté dans la sélection Un certain regard.Avec ses personnages éprouvés par la vie, cette comédie loufoque fait irrésistiblement penser aux premiers films (les meilleurs) du Britannique deux fois palmé à Cannes. On pense tout particulièrement à Raining Stones (1993) pour sa verve et la drôlerie des scènes – un père fauché, prêt à tout pour acheter une robe neuve à sa fille… Ici, ce n’est pas un gazon qui est volé, mais quelque chose d’essentiel à la fabrication du fromage. On n’en dira pas plus.

[…] C’est en mettant en scène les mésaventures des trois pieds nickelés que la réalisatrice dévoile tout son talent : elle dépeint « cash » le milieu rural de son enfance, des fêtes villageoises aux virées à Mobylette. […] De l’écriture au montage, le genre de la comédie relève de l’orfèvrerie. Ici, le rire se mêle au suspense généré par les petits trafics de la bande à Totone. Le réel nourrit le comique de Vingt dieux, sans tourner en dérision ses personnages. Entre deux coïts au-dessus de l’étable, pendant qu’une vache met bas, l’histoire est crue, malpolie, mais jamais vulgaire. Cela tient sans doute à la solidité du récit, qui sait où il va et prépare toujours le coup d’après. Ce n’est pas si courant dans le cinéma français.

Clarisse Fabre, in Le Monde, le 17 mai 2024.

 

« Célébrant l’amitié et la solidarité, Vingt Dieux séduit par sa bonne humeur contagieuse et son énergie folle, insufflées par des personnages sans filtres et foncièrement attachants ».

La grande réussite de ce premier film se trouve incontestablement dans les protagonistes imaginés par sa jeune auteure et propulsés par des comédiens désarmants de naturel. Vingt Dieux a pour lui sa grande authenticité et sa chaleur qui lui confèrent ce charme irrésistible, avec sa troupe de jeunes adultes en quête d’eux-mêmes, emplis de fougue mais bardés d’insécurités et de doutes. Mélange de détermination et de fragilité, son acteur principal, Clément Favreau, dévore l’écran et porte avec talent cette épopée revigorante au cœur aussi grand et fondant qu’une meule de Comté.

Thierry Périllon, in Le Bleu du Miroir, le 18 mai 2024.


Le mot de CinÉduc :

Un film qui réussit à parler de la ruralité sans misérabilisme et avec humour grâce à des acteurs non professionnels qui regorgent d’énergie. Le rôle féminin est aux antipodes des stéréotypes sur les agricultrices. Un voyage dans le Jura qui donne envie de déguster du comté.

One thought on “Vingt Dieux (2024)

  1. Un film très frais, touchant et réaliste, des acteurs très crédibles et un terroir idéal.

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