Avec : Léa Drucker Jacques Gamblin Timéo Nina Blanc-Francard
Pays :
Genres : Animation
Durée :
Date de sortie :
Synopsis :
Critique Presse :
Au Festival de Cannes, « Blaise » passe de la BD au cinéma, sans rien perdre de sa « gênance »
La famille Sauvage inventée par Dimitri Planchon, avec ses personnages dysfonctionnels, débarque sur la Croisette, dans la section ACID, en version animée avec les voix de Léa Drucker et de Jacques Gamblin.
Blaise voit plus grand. Après avoir été adaptée en 30 épisodes de trois minutes pour Arte, la bande dessinée de Dimitri Planchon s’aventure cette fois au cinéma, dans un long-métrage d’animation sélectionné dans la section ACID, à Cannes. Le film reste fidèle à l’esthétique désuète, presque kitsch, de l’œuvre originale, avec ses dessins colorés et figés, d’un réalisme frôlant la caricature. Une forme qui fait sens pour appuyer l’imperfection et le caractère ringard des personnages.
Boris Bastide, in Le Monde, Le 15 mai 2026.
« Blaise » : une animation kitsch jouissive
Dans la famille Sauvage, on trouve Blaise, bien sûr, physique d’ado attardé, inhibé et un brin narcissique, son père Jacques, qui ne se voit pas vieillir en pensant qu’il renvoie une image cool. Et il y a la mère, Carole, au ton froid comme une cave sans lumière. Les personnages de la BD, qui avait déjà brisé le petit écran avec une série diffusée sur Arte, s’essaient maintenant au grand format sur la Croisette via la section Acid.
Dimitri Planchon et Jean-Paul Guigue s’amusent comme des petits fous et nous aussi, avec ces figures animées style début des années 1990, plongées dans des situations plus que cocasses. Blaise évolue dans un monde toujours plus incompréhensible et se retrouve face à deux grandes questions : la politique et le sentiment amoureux. Avec les voix de Timéo Beasse (Blaise), Jacques Gamblin (Jacques) et Léa Drucker (Carole). Jouissif.
Cyprien Caddeo, in L’Humanité, le 17 mai 2026.
Le mot de l’Acid :
Avec Blaise, tout le monde en prend pour son grade. Petit bijou de comédie à froid, le film porte la science du quiproquo à son paroxysme, déployant une mécanique de dialogue absolument imparable. Son sens du rythme, du silence, du contretemps et de la gêne nous offre de nombreux moments de comédie absolument jouissifs, tout en développant une satire acide (!) de la société contemporaine et de notre monde absurde fait d’hypocrisie générale et de malentendus égocentrés.
Anne Colson, Martin Jauvat, Julien Meunier et Déni Pitsaev, cinéastes de l’ACID.
Le mot CinÉduc :
Une succession de situations toutes plus ubuesques les unes que les autres, dans un style esthétique radical, qui ne manquera pas de vous faire réagir ! Vous retrouverez le côté absurde et caustique de la bande dessinée créée en 2010, qui résonne fortement aujourd’hui.
