A son image (2024)

Réalisé par Thierry de Peretti

Synopsis:
Fragments de la vie d’Antonia, jeune photographe de Corse-Matin à Ajaccio. Son engagement, ses amis, ses amours se mélangent aux grands événements de l’histoire politique de l'île, des années 1980 à l'aube du XXIe siècle. C’est la fresque d’une génération.

 

Critique Presse:

À son image, adapté du roman de Jérôme Ferrari

Adapté du roman de Jérôme Ferrari, À son image mêle avec émotion réalité et fiction pour faire revivre les combats politiques corses dans les années 1980 et 1990.

Bertrand de Saint Vincent, in Le Figaro, le 16 mai 2024.

À son image, le chant lyrique et nostalgique d’une femme en Corse

En faisant le portrait d’Antonia, le cinéaste raconte sa famille, ses amours, ses amis. Et son indépendance aussi par rapport à cette loi insulaire qui impose la notion de clan, de groupe. Antonia est une femme qui se démarque. Amoureuse d’un jeune nationaliste, elle est sympathisante du mouvement mais prend aussi très tôt la mesure du théâtre un peu pathétique qu’offrent en conférence de presse les militants cagoulés, convaincus de faire partie de l’Histoire et de l’infléchir. À cette cause souterrainement conditionnée par une démonstration ancestrale de la masculinité, elle préfère celle de la photographie, sur laquelle elle ne cesse pourtant de s’interroger (…) Le film est un chant lyrique, plein de désillusions. Et de traces laissées.

Jacques Morice, in Telerama, le 16 mai 2024.

À son image, la tragédie corse d’une jeune photographe

[Le film] suit, à travers le regard énamouré, puis douloureux et impuissant, de la jeune femme, la dérive du mouvement nationaliste, rattrapé par le dogmatisme et la paranoïa, au tournant des années 1990. (…) [Antonia est] une héroïne tragique.

Jacques Mandelbaum, in Le Monde, le 16 mai 2024.


Le mot de CinÉduc :

Un film traité à la limite du documentaire, tant il dépeint une époque et des faits précis. La vision d’Antonia, résolument moderne et féministe, permet au réalisateur de questionner les fondements mêmes d’une lutte qui déchire les familles et les amours. De Peretti nous offre ici un regard féministe du mouvement indépendantiste, sorte de pendant de son film Une vie violente.

2 thoughts on “A son image (2024)

  1. Le prisme du féminisme pour traiter un sujet éminemment mâle est plutôt intéressant et les questionnements des élèves démontrent le changement dans la modernité.
    Un sujet finalement mal connu.

Répondre à Christophe PETITJEAN Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *